[danse] Le Sacre du printemps + Pas de danse


Détails de l'événement


Événement Chaos Danse 2022
Coproduction Théâtre Astrée – Université Lyon 1 et INSA Lyon

Le Sacre du Printemps

Le Sacre du printemps est un ballet de luttes et de sacrifices dans lequel les corps sont en souffrance et où s’entrechoquent les émotions les plus universelles, celles du sacrifice, du rituel, de l’amour et de la perte. On y célèbre la jeunesse avant de la mettre à mort. Intemporelle rivalité entre le masculin et le féminin, Le Sacre porte avec lui le plus ancestral conflit de l’histoire et nous oblige radicalement à faire un choix.

Dans la proposition que je fais, les hommes et les femmes du livret de Stravinsky se retrouvent dans un même corps. La souffrance du corps expose les conflits entre le masculin et le féminin et les choix qui créent ces conflits ou qui naissent de ceux-ci. Pour refuser l’hypocrisie linguistique il faut raconter l’histoire des corps. La violence du Sacre s’accorde à la violence des questions d’identités posées par le corps qui se cherche. Aux frontières des questions du genre et de l’identité, la chorégraphie joue de notre part d’homme, de notre part de femme, poussant le corps du danseur vers l’expressivité des signes du genre, vers la liberté de mouvements du corps vivant et le jeu optique et jouissif de déconstruction des symboles.

La danse du Sacre amène à la mort de la certitude de ce que l’on voit. Dans le langage chorégraphique que je propose à l’interprète et aux spectateurs c’est également la destruction de l’esprit iconographique de la femme. Par ses notions performatives, l’enchainement des mouvements l’interprète le conduit nécessairement à une forme de dépassement de soi. C’est toute la question d’identité qui explose en mille fragments, comme pour laisser le soin à chaque spectateur de reconstruire le puzzle de nos vérités multiples. Enfin, j’ai fait le choix d’utiliser la flamboyante et cruelle orchestration de Teodor Currentzis de 2014 qui, osant quelques dérapages contrôlés, ne relâche à aucun instant la tension et l’intensité légendaire du Sacre.

Distribution

Compagnie Ineffable théâtre
Musique : Igor Stravinsky
Chorégraphie, mise en scène et scénographie : Benjamin Forel
Interprète : Annabel Reid

Technicienne : Marie Plasse

Attention, les danseurs seront nus sur scène, ce spectacle n'est pas adapté à un jeune public.

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Pas de danse

À l’origine de cette pièce, il y a L’ordonnance du 1er janvier 1766 pour régler l’exercice de l’infanterie citée par Michel Foucault dans son livre Surveiller et Punir, qui visait à régler la longueur et la durée des pas militaires. Un récitant et quatre danseurs et danseuses déjouent cette injonction coercitive, et font un « pas de côté » afin d’aller piocher du côté de la danse et de la fantaisie. L’équipe se sert ainsi du principe du détournement dans une écriture littéraire et chorégraphique afin de courber quelque peu le trait piquant des donneurs d’ordres. Les pas milliaires se muent ainsi en pas de danse, pas de bourrée, pas de polonaise, mais aussi pas de calais, pas d’amour, pas de paon, jusqu’à créer un ballet de pas joyeux et loin des lignes étroites et obtuses des militaires de tous grades.

Distribution

compagnie Ensemble Facture
Texte et chorégraphie : Nicolas Barry

Interprètes : Sophie Billon, Nangaline Gomis, Lysandre Korelis et Julien Meslage
Musique : Martin Poncet et Louis Quilès

Production : Ensemble facture
Coproduction Danse Élargie – Théâtre de la Ville 2020
Avec le soutien de la DRAC Auvergne-Rhône-Alpes, de l’ENSATT, de l’ENSBA et du CNSMD de Lyon
Accueil en résidence : Musée des Beaux-Arts de Lyon, Centre National de la Danse

photo : Fanny Vandecandelaere

 


Gratuit pour les étudiant.e.s et les personnels de Lyon 1 et de l’INSA Lyon.